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L'inclusion scolaire au quotidien : quels gestes enseignants pour prévenir l'exclusion ?

Publié le 11 décembre 2013 Mis à jour le 18 septembre 2018

Valérie Barry, formatrice pour l’ASH, ESPE de Créteil, maître de conférences en sciences de l’éducation, laboratoire REV-CIRCEFT et Alexandre Ployé, formateur et responsable des formations pour l’ASH à l’ESPE de Créteil, laboratoire ESSI-CIRCEFT.
11/12/2013

L’intervention porte sur la relation entre la notion d’inclusion scolaire, les pratiques professionnelles que l’on peut y associer et la prévention de l’exclusion dans le domaine pédagogique. Le propos se réfère en particulier au contexte actuel de scolarisation en milieu ordinaire des enfants et adolescents en situation de handicap.
En premier lieu, pour opérer cette triangulation, Valérie Barry et Alexandre Ployé s’intéressent aux différentes modélisations du concept de prévention que l’on peut trouver dans les domaines médical, psychiatrique, social et économique, et tentent d’identifier des liens entre ces définitions et le paradigme inclusif.
Ensuite, il s’agit, à partir de l'exposé de situations de classe, de comprendre combien les éprouvés intra et interpsychiques des acteurs de l'inclusion scolaire sont susceptibles d'euphémiser dans la pratique quotidienne les attendus pédagogiques et didactiques de l'inclusion scolaire des élèves handicapés. Une situation d’inclusion au collège est en particulier analysée. Il apparaîtrait ainsi que des souffrances professionnelles peuvent accompagner la marche vers une école inclusive, souffrances au nom desquelles il paraît nécessaire de penser, aussi bien en formation qu'à l'intérieur de l'institution scolaire, des dispositifs ou pratiques de prévention qui permettent d'accompagner les professionnels.
L’enjeu est ici de mettre en évidence que la prévention de l’exclusion scolaire, au regard des mutations actuelles du système éducatif, nécessite des transformations que l’on retrouve dans d’autres champs professionnels, et qui pourraient se traduire à l’école par : le passage d’une centration sur les obstacles rencontrés par l’élève à un intérêt pour sa « bien-portance scolaire » ; une redéfinition du lieu scolaire comme espace « contenant », susceptible de transformer les inquiétudes de ses usagers (adultes comme enfants) en anticipation créatrice.